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L'habitat de Varen-Sportplatz a été repéré et fouillé en 1998; trois horizons d'occupation ont été mis en évidence. Le principal est daté au radiocarbone de la première moitié du 8e siècle av.J.-C. Il contient un grand nombre de structures de combustion concentrées sur une surface restreinte. Ces structures sont de divers types: foyers en fosse, foyers en cuvette, foyers à plat, cuvettes ou zones charbonneuses. Elles délimitent vraisemblablement une zone destinée à des activités collectives villageoises.
Le mobilier céramique a permis de constituer un corpus important attribuable au début de l'Âge du Fer. D'un point de vue culturel, la céramique de Varen, qui présente une certaine originalité, montre des affinités avec les formes du nord et du sud des Alpes. Le début de l'âge du Fer étant quasi inconnu dans la région, le matériel de Varen constitue donc un corpus de référence qui marque une première étape dans l'analyse typologique de la céramique de cette période en Valais.
Annuaire de la Société Suisse
de Préhistoire et d'Archéologie
85, 2002, 67–102.
Dans l’Oberhalbstein, à Riom-Cadra, les fouilles
entreprises dans les années 1970 à 1980 ont
révélé la présence de plusieurs
bâtiments. Lors de la campagne principale en 1980, on
a mis au jour les ruines d’un bâtiment romain
en U, qui a sans doute fonctionné à la fois
comme ferme et comme auberge. Le présent article s’attache
à l’étude de ces structures et du mobilier
qui leur est associé.
Grâce à ces données, on peut établir
que le site a été habité sans discontinuité
du 2e quart du 1er s. ap. J.-C. au Bas Moyen Âge. La
phase la plus ancienne compte une construction en bois, remplacée
vers le milieu du 1er s. par un bâtiment en pierre;
avec son plan en U, il jouissait d’une cour. Entre 70
et 125 ap. J.-C., cet édifice a subi des transformations,
dont sans doute l’installation d’un chauffage
par canaux. C’est entre 130 et 170 ap. J.-C. que le
bâtiment est la proie des flammes, catastrophe suivie
d’une reconstruction. A la fin du 4e ou au début
du 5e s. ap. J.-C., la bâtisse n’est plus qu’une
ruine. L’occupation de Riom se poursuit cependant, comme
l’atteste un bâtiment en bois muni de foyers et
qui couvre la période du Haut et du Bas Moyen Âge.
Le mobilier découvert à Riom présente des caractères méridionaux qui le distinguent résolument des sites du nord-ouest de la Suisse, du Plateau ou des Alpes de Suisse orientales. Fait caractéristique, on trouve à Riom de la sigillée italique jusqu’au milieu du 1er s. ap. J.-C. Dès le 2e s. ap. J.-C., la vaisselle en pierre ollaire supplante la céramique commune utilisée au 1er s. ap. J.-C. Certains éléments du costume sont d’origine occidentale (pays rhénans, Gaule) ou orientale (Rhétie, Norique, Pannonie); ils sont sans doute arrivés à Riom portés par des voyageurs. Les bracelets en verre ainsi que la céramique peinte dans la tradition de La Tène finale attestent la présence de telles formes dans l’arc alpin jusqu’à la fin du 1er et au milieu du 2e s. ap. J.-C.
La composition insolite du corpus incite à proposer des modèles commerciaux. La problématique des charges transportées ainsi que des obstacles rencontrés, comme p.ex. les douanes, jouait un rôle non négligeable. Le matériel découvert à Riom n’étant pas particulièrement abondant, nous avons dû faire appel à d’autres complexes.
Pannonie); ils sont sans doute arrivés à Riom portés par des voyageurs. Les bracelets en verre ainsi que la céramique peinte dans la tradition de La Tène finale attestent la présence de telles formes dans l’arc alpin jusqu’à la fin du 1er et au milieu du 2e s. ap. J.-C.
La composition insolite du corpus incite à proposer
des modèles commerciaux. La problématique des
charges transportées ainsi que des obstacles rencontrés,
comme p.ex. les douanes, jouait un rôle non négligeable.
Le matériel découvert à Riom n’étant
pas particulièrement abondant, nous avons dû
faire appel à d’autres complexes.
Jahrbuch der Schweizerischen Gesellschaft für
Ur- und Frühgeschichte
85, 2002, 103–196.
La région qui va du lac de Zurich au Rhin supérieur n’a livré à ce jour que de rares informations sur la céramique médiévale du 6e ou du début du 7e s., comme le montrent quelques récipients découverts en contexte funéraire et publiés anciennement. Grâce à la découverte de complexes céramiques sur les sites d’habitat d’Andelfingen, de Fällanden ou de Winterthur, et celle d’un petit ensemble provenant de l’habitat (?) de Dorf, cette période est à présent mieux connue.
Deux fonds de cabanes fouillés à Andelfingen ont livré un matériel datant du dernier tiers du VIe ou du début du 7e s. On y observe un riche éventail typologique, un pourcentage élevé de céramique tournée et la présence de quelques exemplaires en pierre ollaire. La céramique tournée à parois rugueuses trouve de bonnes comparaisons au nord-ouest de la Suisse. Au nord du Rhin supérieur par contre, les complexes découverts sur le territoire du canton de Schaffhouse dévoilent une très forte proportion de céramique montée à la main. Elle apparaît également à Andelfingen, associée à de la céramique carénée lissée, ce qui indique des liens avec la zone limitrophe de la rive droite du Rhin. Là, on trouve en outre des éléments de comparaison pour ce groupe bien particulier de céramique carénée lissée, dont l’apparition semble avoir subi l’influence des territoires englobant le nord de la France et le sud de la Belgique.
Comme le complexe céramique découvert dernièrement dans la vieille ville de Winterthur semble l’indiquer, au cours du 7e s., la céramique montée à la main domine sans doute dans cette région, évinçant presque totalement la céramique tournée; on assiste sans doute parallèlement à la disparition de la céramique carénée lissée. Les récipients en pierre ollaire par contre perdurent jusqu’au 12e ou au 13e s.
Avec la prédominance de la céramique montée à la main, on observe au 7e s. une évolution diamétralement opposée à celle connue en Suisse nord-occidentale: si l’on y rencontre certes des formes nouvelles, celles-ci continuent cependant à être montées au tour.
Jahrbuch der Schweizerischen Gesellschaft für
Ur- und Frühgeschichte
85, 2002, 197–230.
Le présent article éclaire un aspect particulier
de la recherche archéologique en Suisse, soit la période
de 1920 à 1940. Grâce aux rapports annuels publiés
par la SSPA, il est possible d’établir quels
contacts les archéologues suisses entretenaient avec
leurs collègues étrangers, et les activités
de ces derniers sur le territoire helvétique. A l’époque,
la SSPA s’était fixé pour objectif de
développer des relations d’envergure internationale;
ces efforts en vue d’établir des contacts scientifiques
au-delà des frontières furent couronnés
de succès, en particulier avec l’Allemagne. Dès
avant les années vingt, il régnait parmi les
chercheurs germanique un courant marqué par le national-socialisme,
qui parvint à se concrétiser avec l’arrivée
au pouvoir des nazis. Cette idéologie a également
laissé quelques traces dans les rapports annuels de
la SSPA.
Jahrbuch der Schweizerischen Gesellschaft für
Ur- und Frühgeschichte
85, 2002, 231–253.
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