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Erwin Rigert et Markus Graf
Ein Grabhügel aus der frühen Eisenzeit im Hagenholz
bei Kloten
Le tumulus situé aux confins des communes de Kloten,
Bassersdorf et Dietlikon était menacé d’une
destruction rapide quand, en l’an 2000, le Service archéologique
du Canton de Zurich conduisit une fouille de sauvetage. La
moitié occidentale de la structure, d’un diamètre
de 18 m environ, avait déjà été
détruite au 19e siècle dans le but de récupérer
des matériaux de construction. Plus récemment,
les pierres qui émergeaient du talus furent utilisées
pour aménager les foyers d’un lieu de pique-nique.
C’est ainsi que disparut une grande partie de l’amas
de pierres qui recouvrait la sépulture centrale. Au-dessous
d’une dernière couche de pierres, une sépulture
à incinération fut mise au jour, constituée
des vestiges d’un bûcher, d’au moins huit
récipients appartenant au mobilier funéraire
et d’un petit couteau en fer. Dans un pot se trouvaient
les restes d’une crémation se rapportant à
deux individus. La sépulture centrale est datée
de la phase de transition située entre les périodes
de Hallstatt C et D. A la limite sud du tumulus fut découverte
une sépulture secondaire, déjà fortement
détruite. L’unique mobilier funéraire
conservé est un récipient miniature, grâce
auquel la découverte peut être datée de
la période de Hallstatt D.
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Patrick Nagy, Stefan Schreyer et Andrea
Tiziani
Rheinau – eine Siedlungsgeschichte über 2000 Jahre
Au 1er siècle av. J.-C., les presqu’îles
de «Au» (Rheinau, ZH) et de «Schwaben»
(Altenburg, D) étaient occupées par un oppidum
celtique. Les établissements étaient limités
par des remparts, encore visibles aujourd’hui. Grâce
aux campagnes de prospection aérienne commencées
en 1988 et aux fouilles de sauvetage menées durant
ces dix dernières années, l’état
des connaissances de l’établissement celtique
de Rheinau a remarquablement progressé. La présence
de fosses à provisions et de cabanes semi-enterrées,
celle d’un atelier de forgeron, de même que toute
une série de découvertes significatives font
supposer que le site était divisé en quartiers,
auxquels étaient attribuées des fonctions différenciées.
Le fait que la destruction d’un bâtiment vers
1300 coïncide avec le moment où fut donné
un ordre de transférer le site – ce qui est attesté
dans les sources –, a donné une nouvelle impulsion
à l’étude de l’évolution
de Rheinau au Moyen Age. On a ainsi pu mettre en évidence
que la ville fit l’objet de querelles entre le bailli
et l’abbé, une situation qui eut des conséquences
dans le développement urbanistique de la localité.
A côté du centre plus ancien de la ville basse,
étroitement soumise au monastère, le seigneur
créa, à l’opposé, un nouvel établissement
dans la ville haute, afin d’affaiblir le pouvoir exercé
par le monastère sur l’île du Rhin.
Margrit Balmer, Andreas Motschi et
Dölf Wild
Archäologie auf dem Zürcher Lindenhof
Durant de nombreux siècles, la colline de Lindenhof
a été le centre de l’agglomération
de Zurich. Depuis les fouilles d’Emile Vogt en 1937/38,
les jalons les plus importants de son histoire sont représentés
successivement par le site du début de l’époque
romaine aux constructions de bois, le castrum de la fin de
l’époque romaine et le palais médiéval.
Les études actuelles se concentrent sur la recherche
d’un établissement celtique et sur une meilleure
compréhension de la situation de la colline par rapport
au développement de la cité médiévale.
Bettina Hedinger
Zur Frühzeit von Vitudurum
La question de la continuité de l’établissement
d’Oberwinterthour, c’est-à-dire de l’occupation
ininterrompue du site de la préhistoire à l’époque
romaine, se pose régulièrement et, selon l’état
des recherches, elle obtient différentes réponses.
L’exploration du site d’Oberwinterthour/Vitudurum
constitue l’un des points centraux de l’activité
du Service archéologique du Canton de Zurich qui, depuis
près de 25 ans, suit avec une attention particulière
les projets de construction sur ce territoire. Ainsi, on dispose
aujourd’hui d’une excellente base d’informations
pour reconstituer le développement du site. Et depuis
peu, on soutient énergiquement la thèse selon
laquelle le vicus romain de Vitudurum aurait été
construit sur un sol vierge, contestant ainsi la possibilité
d’une continuité d’occupation. Les recherches
récentes et l’examen des données déjà
connues donnent cependant une image plus nuancée de
l’évolution de l’Oberwinterthour antique.
Entre le Second âge du Fer et l’époque
romaine a eu lieu un déplacement du centre du site.
Par ailleurs, l’espace autour de l’église
(Kirchhügel) a été habité dès
le Néolithique et son occupation n’a connu que
de brèves interruptions.
Werner Wild et Renata
Windler
Vitudurum– Winterthur: von der Spätantike
zum Hochmittelalter
Entre Oberwinterthour, qui tire son origine
d’un vicus romain et d’un castrum
de la fin de l’époque romaine,
et la ville médiévale de Winterthour
a dû exister une situation de concurrence
durant des siècles, avant que la
seconde ne s’établisse définitivement
comme ville au 13e siècle. Grâce
aux fouilles conduites de manière
systématique, il est possible de
retracer le développement de l’habitat
dans la vieille ville de Winterthour à
partir de ses débuts au 6e siècle.
Vers l’an 1000 ou peu avant, il existait
une seigneurie locale et une noble famille
utilisa l’église comme lieu
de sépulture. Les aspirations de
la seigneurie à cette époque
sont également perceptibles dans
l’évolution des constructions:
dès l’an 1000 une série
de maisons furent édifiées
perpendiculairement à la route principale,
qui était une voie de transit. Actuellement,
on suppose que Winterthour disposait également
d’un marché. La transformation
en centre urbain se confirme vers 1200,
avec l’établissement d’un
nouveau parcellaire, la construction de
remparts et l’aménagement d’un
système de ravitaillement en eau.
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Verena Jauch et Markus
Roth
Römisches Handwerk in Oberwinterthur / Vitudurum
Les habitants du vicus obtenaient principalement
des produits de l’agriculture et de l’élevage
des fermes environnantes. En revanche, les produits
artisanaux fabriqués dans l’agglomération
étaient vendus sur le marché local.
Jusque vers 30 apr. J.-C., un nombre considérable
d’artisans furent actifs dans les maisons
du vicus. Les ateliers étaient abrités
dans des locaux donnant sur la rue jusque vers
la moitié du 1er siècle apr. J.-C.
Par la suite, ils furent installés dans
des cours à l’arrière des
maisons. Dès lors, les espaces donnant
sur la rue furent utilisés comme boutiques.
Les forges sont les installations que l’on
rencontre le plus fréquemment: jusque vers
30 apr. J.-C., onze au moins sont attestées
dans le vicus. Plus rares sont les traces de travail
des métaux à base de cuivre. Dans
trois secteurs différents de l’agglomération,
quatorze fours de potiers des 1er-2e siècles
furent mis au jour, dont les productions étaient
destinées à la vente. Jusque vers
50 apr. J.-C. il y avait trois foulonneries, par
la suite peut-être quatre tanneries. Aucun
témoignage n’a permis de localiser
des ateliers de travail du bois, de l’os
et de la corne. Cependant, on a retrouvé
de nombreux outils et déchets de production
liés à de telles activités.
Une structure – fumoir ou séchoir
– offre également la preuve d’une
activité en rapport avec les produits alimentaires. |
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Florian Hoek, Beat Horisberger
et Daniel Käch
Zur Ausstattung der römischen Villen
Cet article présente trois aspects des villae
romaines richement ornées du canton de Zurich.
Il s’agit des résultats obtenus au cours
de ces dernières années. La représentation
d’un prêtre d’Isis sur un fragment
de peinture murale de Wetzikon conduit à penser
que ce culte d’origine égyptienne était
pratiqué dans la région. Les placages
en pierre de la villa de Buchs revêtent une importance
particulière non seulement en raison de la richesse
des motifs, mais également pour ce qui touche
à la provenance des matériaux. Le jardin
de Buchs, enfin, était doté d’un
cratère en marbre d’Italie du Nord qui
faisait office de fontaine. |
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Werner Wild
Zeugen gräflicher Repräsentation – Mörsburg
und Kyburg bei Winterthur
Mörsburg et Kyburg constituaient au milieu du 13e siècle
d’importantes résidences des comtes de Kyburg.
Les différentes recherches conduites durant ces dernières
années ont contribué à une meilleure
connaissance du développement de la construction des
châteaux et de l’utilisation des bâtiments
qui les entouraient. Cependant, on ignore encore si l’existence
des deux forteresses, situées à 9 km seulement
l’une de l’autre, témoigne d’un épisode
particulièrement florissant de la domination des Kyburg
au 13e siècle ou, au contraire, si elle répond
à une perte de puissance de l’ambitieuse ville
de Winterthour, qui se trouvait entre les deux localités.
Annamaria Matter
150 Jahre Keramikproduktion am linken Zürichseeufer
A l’occasion de travaux de construction, des investigations
archéologiques ont été menées
sur le site de la manufacture de porcelaine du 18e siècle
de Schooren, à Kilchberg. Quatre fours ont été
mis au jour dans la fabrique. Ils étaient remplis de
déchets provenant surtout des productions du 19e siècle.
A côté de la fabrication de porcelaine au 18e
siècle, en effet, est attestée celle de la faïence
au 19e siècle. Les outils, les pièces en cours
de réalisation et les ratés de cuisson découverts
livrent d’intéressants témoignages sur
les différentes étapes de fabrication des céramiques.
On dispose ainsi pour la première fois d’un exemple
de production de céramique variée qui dura plusieurs
décennies.
Andrea Tiziani
Zwei Projekte der STARCH (Stiftung für Archäologie
im Kanton Zürich)
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